Route · Solidarité territoriale
Les Affamés du Bitume
Des motards au service des territoires. Fraternité, passion, solidarité. Le principe tient en une phrase : amener plusieurs centaines de motards dans une commune en difficulté, et les inviter à y dépenser leur argent directement, sans cagnotte et sans intermédiaire.
- Nature
- Association loi 1901
- Cofondation
- Christophe Bériol et Laurence Bériol
- Devise
- Fraternité · Passion · Solidarité
- Format
- Run solidaire sur une journée, construit avec la commune
- Site
- lesaffamesdubitume.fr ↗
Le but de cette création
Mettre la capacité de mobilisation du monde motard au service de territoires qui traversent une période difficile.
Un incendie qui vide une station balnéaire en plein été. Une fin de saison catastrophique pour des professionnels qui vivent de quatre mois d'activité. Une désertification commerciale qui ferme les rideaux les uns après les autres. Dans tous ces cas, il existe une chose que le monde motard sait faire mieux que beaucoup d'autres : réunir plusieurs centaines de personnes en quelques semaines, sur une date, à un endroit précis.
Un principe volontairement concret
Nous organisons, sur une journée, une balade solidaire capable d'amener plusieurs centaines de motards dans une commune ou un secteur identifié. Puis nous invitons chaque participant à consommer directement sur place : déjeuner, café, achats chez les commerçants, les artisans et les producteurs locaux, souvenirs et produits du territoire.
Aucune cagnotte, aucun intermédiaire financier. Chaque euro dépensé va directement au professionnel choisi par le participant. Personne ne collecte d'argent en son nom, personne ne prélève de frais de gestion, et l'association ne manipule pas les fonds des participants. C'est ce qui rend la démarche vérifiable et incontestable.
Ce que nous ne faisons pas. Pas de récupération politique, pas de communication à notre gloire, pas d'engagement au-delà de la journée. Nous venons pour soutenir un territoire, pas pour le perturber ni pour nous en servir.
Ce qui a déjà eu lieu
Deux mobilisations qui valident le concept
Le Porge
≈ 200 motards et bikers
Une première action menée après les incendies de l'été, avec consommation locale sur place et collecte de produits de première nécessité, en lien avec les besoins identifiés directement auprès des acteurs locaux.
Biscarrosse
350 motos engagées
Une mobilisation destinée à soutenir les professionnels confrontés à une fin de saison difficile, avec une arrivée organisée pour permettre aux participants de se répartir dans les commerces et les restaurants.
Ces deux opérations illustrent la philosophie de l'association : une action simple, visible, positive et sans récupération, où la solidarité se traduit par une présence réelle et par de l'activité économique injectée directement dans le territoire.
Le principe
L'objectif n'est pas dans le montant dépensé individuellement, mais dans la force du collectif.Christophe Bériol — Président des Affamés du Bitume
Un motard qui déjeune et prend un café dépense une somme ordinaire. Trois cents motards qui font la même chose le même jour dans la même commune, c'est une journée de chiffre d'affaires que personne n'attendait — et un signal envoyé à celles et ceux qui font vivre le territoire.
En cours
Ouvrir la démarche aux communes
Courrier adressé aux maires et aux présidents d'intercommunalités de Nouvelle-Aquitaine, ainsi qu'aux associations départementales des maires.
L'association a écrit aux associations départementales des maires de la Charente, de la Charente-Maritime, de la Dordogne, du Lot-et-Garonne, des Landes et de la Gironde.
Notre objectif est de proposer notre soutien aux communes confrontées à des difficultés particulières et pour lesquelles une telle mobilisation pourrait contribuer à soutenir les professionnels locaux. Il s'agit de coordonner nos actions avec les besoins réels des territoires, plutôt que de les décider seuls.
Notre principe est simple
Mobiliser, le temps d'une journée, plusieurs centaines de motards et de bikers afin de les faire venir volontairement sur un territoire rencontrant des difficultés, qu'elles soient liées à des événements climatiques, à une forte baisse de fréquentation ou à une forme de désertification économique et commerciale.
Il ne s'agit ni d'organiser une manifestation revendicative, ni de collecter de l'argent. Notre action consiste à faire venir des participants afin qu'ils consomment directement auprès des professionnels locaux : restaurants, cafés, commerces, artisans et producteurs.
Chaque opération fait naturellement l'objet d'un travail préparatoire mené avec les élus et les acteurs locaux. Accueillir plusieurs centaines de personnes sur une même journée nécessite notamment de vérifier les capacités de stationnement et de restauration, ainsi que les possibilités d'accueil des commerces et des producteurs.
Nous ne souhaitons jamais imposer notre présence à un territoire : nous voulons construire chaque action avec lui, dans un esprit de dialogue, de respect et de solidarité.
Une leçon tirée de l'expérience
Choisir une destination dans notre coin, puis y faire arriver trois cents motos, serait le meilleur moyen de créer une difficulté supplémentaire à une commune qui en a déjà. Une mobilisation de ce type doit être souhaitée, préparée et dimensionnée avec les élus, et lorsque c'est pertinent avec les associations de commerçants, les offices de tourisme, les restaurateurs, les producteurs et les acteurs économiques locaux.
Le message adressé aux élus est simple : si votre commune, votre intercommunalité ou un territoire voisin connaît une difficulté particulière et que vous estimez qu'une mobilisation de ce type pourrait être utile, contactez-nous. Nous étudierons ensemble la possibilité d'organiser une journée solidaire adaptée à la réalité locale.
Une étude de faisabilité systématique
Le succès d'un Run Solidarité dépend d'abord de la capacité du territoire à accueillir le groupe sans créer de difficulté supplémentaire. Avant toute communication publique, plusieurs points sont analysés avec la commune.
- La capacité de stationnement. Identifier un ou plusieurs espaces pouvant accueillir un nombre important de motos sans gêner les riverains, les secours, les commerces ou la circulation.
- La capacité de restauration. Plusieurs centaines de participants souhaitent généralement déjeuner. Il faut vérifier que restaurants, commerces de bouche, food-trucks ou producteurs peuvent absorber cette fréquentation.
- L'offre locale. Si la restauration classique est limitée, l'opération peut s'appuyer sur les marchés, les producteurs, les artisans, les commerces de proximité ou des solutions temporaires — à condition d'en anticiper la capacité.
- La répartition des participants. Une cartographie des professionnels et une information préalable permettent d'éviter de saturer un établissement et de mieux répartir les flux.
- Le parcours et les points de ralliement. Ils permettent à chacun de rejoindre la balade sans maintenir un convoi compact, dans le respect du Code de la route, des autres usagers et du territoire.
- La coordination locale. Mairie, commerçants et partenaires doivent savoir à quoi s'attendre. Notre arrivée doit constituer une opportunité, jamais une contrainte.
Notre engagement. Des participants respectueux, une action préparée en amont, une consommation locale directe et une présence limitée à la journée.
Nous venons pour soutenir un territoire, pas pour le perturber.
Nous rejoindre
Monter une antenne
dans votre région
Le besoin de soutien ne s'arrête pas aux frontières de la Nouvelle-Aquitaine. Les motards qui veulent porter la démarche chez eux sont les bienvenus.
Le respect de la parole donnée fait l'homme. Nous attendons donc des motards qui souhaitent nous rejoindre un engagement actif sur le long terme.
Nous proposons à tous les motards qui le souhaitent de monter leur propre antenne dans leur région.
Le principe se transpose partout : partout il existe des communes touchées par un incendie, une saison ratée, une fermeture d'usine ou l'extinction progressive d'un centre-bourg. Et partout il existe des motards capables de se réunir sur une date.
Ce que nous transmettons à une antenne qui démarre : la méthode d'approche des élus, la trame de l'étude de faisabilité, les règles d'organisation d'un run, l'identité de l'association et le principe intangible du zéro cagnotte.
Ce que nous attendons en retour
- Un engagement actif sur le long terme. Une antenne n'est pas un titre honorifique : c'est un travail de terrain, année après année.
- Le respect de la parole donnée. Une date annoncée à une commune est une date tenue. Un maire qui a mobilisé ses commerçants ne doit jamais se retrouver seul le jour venu.
- La même exigence de préparation. Aucune action lancée sans étude de faisabilité menée avec les acteurs locaux.
- Aucune récupération. Ni politique, ni commerciale, ni personnelle.
Nous préférons une antenne solide qui organise une action par an à cinq antennes qui s'essoufflent au bout d'une saison. Mieux vaut dire non tout de suite que décevoir une commune.
À venir
Construire la prochaine action
Les prochaines destinations ne sont pas fixées à l'avance. Elles se décident au rythme des besoins qui nous sont signalés.
Si un élu identifie sur son territoire une situation à laquelle ce type de mobilisation pourrait répondre, un premier échange permet de comprendre le contexte local, d'évaluer la pertinence de l'action, d'estimer la capacité d'accueil et, si les conditions sont réunies, de définir ensemble une date, un parcours et une organisation adaptés.
Les Affamés du Bitume veulent démontrer qu'une passion populaire comme la moto peut devenir, le temps d'une journée, un véritable outil de solidarité territoriale. Quelques centaines de personnes qui choisissent volontairement de se déplacer, de déjeuner, de consommer et d'acheter localement apportent de la fréquentation, du chiffre d'affaires et surtout un signal de soutien à celles et ceux qui font vivre nos communes.