Christophe BériolProtéger · Transmettre · Rassembler

Cyber · Fonction principale

Le métier de RSSI

Responsable de la sécurité des systèmes d'information de Transgourmet France. Un métier qui consiste moins à interdire qu'à rendre une organisation capable de continuer à fonctionner quand quelque chose se passe mal.

≈ 5 000Collaborateurs à protéger
NIS2Entité essentielle
ISO 27001Cadre de référence
24 / 7Détection et réponse
Portrait professionnel de Christophe Bériol
Fonction
RSSI · Transgourmet France
Secteur
Distribution alimentaire professionnelle
Rattachement groupe
Coop (Suisse)
Cadre réglementaire
NIS2 · RGPD · référentiel cyber groupe
Repère public
Étude de cas LeMagIT ↗

Ce que recouvre réellement la fonction

Beaucoup de gens imaginent le RSSI comme un technicien qui bloque des choses. Dans les faits, l'essentiel du travail est un travail d'arbitrage, de traduction et d'organisation.

Traduire le risque en décision

Une direction générale ne prend pas de décision sur la base d'une liste de vulnérabilités. Elle en prend une lorsqu'on lui présente un scénario crédible, une conséquence chiffrable sur l'activité, une option de traitement et un coût. Une grande partie de mon métier consiste à faire cette conversion, honnêtement, sans dramatiser pour obtenir un budget et sans minimiser pour éviter une conversation désagréable.

Organiser la résilience avant l'incident

La question n'est plus de savoir si une organisation sera attaquée, mais dans quel état elle sera trois jours après. Cela suppose des plans de continuité éprouvés, des procédures de crise que les gens ont réellement lues, des moyens de communication qui fonctionnent quand la messagerie est tombée, et surtout des exercices. Un plan qui n'a jamais été joué n'est pas un plan, c'est un document.

Rendre les protections tenables

Une mesure de sécurité que les métiers contournent au bout de trois semaines n'a rien protégé du tout : elle a simplement déplacé le risque dans une zone où plus personne ne le voit. Je préfère une protection à 80 % qui tient dans la durée à une protection théoriquement parfaite que l'organisation rejettera. Cela impose d'aller voir les gens sur le terrain avant d'écrire une règle.

Sensibiliser sans culpabiliser

Un collaborateur qui clique sur un lien piégé n'est pas un imbécile : il est la cible d'un métier entier, financé, organisé et qui s'améliore chaque année. Le rôle de la sensibilisation est de donner des réflexes et un droit à l'erreur, pas de créer une peur qui pousse à cacher les incidents. Une organisation où l'on ose signaler rapidement se défend infiniment mieux qu'une organisation où l'on a honte.

Domaines d'intervention

Les chantiers permanents

Gouvernance

Politique et conformité

Politique de sécurité, corpus documentaire, analyse de risques, alignement sur les référentiels internationaux et sur les obligations issues de NIS2 en tant qu'entité essentielle.

Identités

Accès et privilèges

Gestion des identités et des habilitations, maîtrise des comptes à privilèges, revues d'accès, authentification renforcée. La majorité des attaques passe aujourd'hui par une identité, pas par une faille exotique.

Détection

Surveillance et réponse

Supervision continue, détection sur les postes et les serveurs, qualification des alertes et chaîne de réponse à incident avec des partenaires spécialisés, en veille permanente.

Crise

Continuité et exercices

Plan de continuité, cellule de crise, rôles nommés, procédures de repli et exercices réguliers de type rançongiciel, suivis d'un retour d'expérience formalisé et de correctifs assumés.

Industriel

OT et objets connectés

Sécurisation des environnements techniques des sites : chaîne du froid, vidéoprotection, contrôle d'accès. Des systèmes conçus pour durer vingt ans, rarement pour résister à une attaque.

Intelligence artificielle

Usage encadré de l'IA

Cadrage des usages de l'IA générative : charte d'utilisation, règles pour les développeurs, protection des données confiées à un service tiers et évaluation des fournisseurs.

Principe de publication

Ce site ne détaille volontairement ni l'architecture, ni les outils, ni les configurations de sécurité de mon employeur.

Un portfolio de RSSI qui exposerait la cartographie technique de son entreprise serait une contradiction dans les termes. Les pages professionnelles décrivent des domaines de responsabilité et une manière de travailler, pas un plan de bataille exploitable.

Un parcours qui explique la méthode

Je n'ai pas commencé par la sécurité. J'ai commencé par le support de proximité et les applications métier, avec la gestion d'un parc de plusieurs milliers de postes et d'une équipe. C'est une école utile : on y apprend que derrière chaque incident il y a une personne qui ne peut plus travailler, et que la qualité d'une procédure se mesure au nombre de fois où elle est réellement appliquée.

Ce passage par l'exploitation explique probablement pourquoi je me méfie autant des dispositifs élégants sur le papier. Ce qui compte, c'est ce qui tient le lundi matin, dans un entrepôt, avec des gens qui ont autre chose à faire que de lire une politique de sécurité.

Suite

Transmettre le métier

Le corollaire de cette fonction, c'est la transmission : à des RSSI qui prennent leur poste et se retrouvent seuls face à des décisions lourdes, et à des petites structures qui affrontent les mêmes menaces avec cent fois moins de moyens.

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